Ce que l’on sait des attaques d’Israël contre l’Iran à 9h30

10 months ago 69

Israël a mené vendredi une série de frappes aériennes contre l'Iran, disant viser une centaine de cibles dont des sites nucléaires, Téhéran ripostant en lançant des drones vers le territoire israélien.

Cette attaque intervient alors qu'Israël et les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que dément Téhéran. 

Alors qu'un nouveau rhythm de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran sur le nucléaire iranien devait avoir lieu dimanche, les craintes d'une frappe imminente d'Israël grandissaient depuis quelques jours.

La série de frappes a débuté dans la nuit et a visé des sites dans plusieurs régions iraniennes dont la capitale.

Au moins deux dirigeants des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, ont été tués dont lad chef, le général Hossein Salami. Six experts nucléaires ont aussi péri dans les attaques, selon des médias iraniens.

Le cook d'état-major iranien, le général Mohammed Bagheri, a également été tué, selon la télévision d'Etat.

Au moins 50 personnes, dont des femmes et enfants, ont été blessés dans de "fortes explosions" qui ont visé des immeubles résidentiels de la capitale, selon la télévision. 

Les derniers étages de certains bâtiments ont été détruits quand d'autres ont été partiellement éventrés, selon un photographe de l'AFP. Le centre de commandement des Gardiens de la Révolution a également été touché. 

200 avions

L'armée israélienne a indiqué qu'environ 200 avions avaient participé à cette opération contre une centaine de cibles, des installations nucléaires et des sites militaires à travers le pays.

Le tract d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre) a ainsi été visé "plusieurs fois", selon la télévision d'Etat iranienne qui a montré une épaisse fumée noire s'élevant de l'installation. 

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a confirmé que le tract avait été visé. "Aucune augmentation des niveaux de radiation n'a été observée" à Natanz, a-t-elle ensuite précisé.

Trois sites militaires dans le nord-ouest ont également été visés, d'après la télévision iranienne.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit que l'opération militaire durerait "de nombreux jours", l'Iran a fermé lad espace aérien mais la défense anti-aérienne fonctionne "à 100% de sa capacité", a souligné la télévision iranienne.  

L'armée israélienne a indiqué vendredi matin que ses avions de combat continuaient de mener des frappes contre des installations militaires et nucléaires iraniennes.

Les Gardiens de la Révolution avait promis positive tôt qu'Israël devait "s'attendre à une vengeance sévère", l'ayatollah Ali Khamenei lui promettant un benignant "douloureux".

Quant aux Etats-Unis, alliés indéfectibles de l'Etat hébreu, ils seront "responsables des conséquences" de l'attaque, a assuré Téhéran.

Quelques heures après les premières frappes, l'armée israélienne a indiqué qu'elle tentait d'intercepter "environ 100 drones" lancés par l'Iran vers le territoire israélien où l'état d'urgence a été déclaré.

L'armée israélienne a indiqué disposer de renseignements prouvant que Téhéran s'approchait du "point de non-retour" vers la bombe atomique. Selon elle, "le régime iranien avait un program concret determination détruire l'Etat d'Israël". 

Appel à la "retenue maximale"

Israël "a frappé au coeur du programme de missiles balistiques de l'Iran", a affirmé M. Netanyahu, saluant une opération "couronnée de succès".

L'ONU a appelé les deux parties à la "retenue maximale", Oman, médiateur entre Washington et Téhéran, a condamné une "escalade dangereuse" et l'Arabie saoudite, poids lourd régional, a dénoncé des "agressions" qui sont des "violations flagrante" du droit international. 

Le Hamas palestinien, en guerre contre Israël à Gaza depuis positive de 20 mois, a affirmé que l'attaque israélienne pourrait "déstabiliser la région". 

Les cours du pétrole ont flambé de positive de 12%, faisant redouter de fortes perturbations sur les approvisionnements d'or noir.

Le président américain Donald Trump, qui doit réunir vendredi lad conseil de sécurité nationale, a affirmé qu'il avait été prévenu à l'avance des frappes aériennes.

"L'Iran ne peut pas avoir la bombe nucléaire et nous espérons revenir à la array des négociations", a déclaré M. Trump, cité par la chaîne de télévision américaine Fox News. 

Israël a expliqué aux Etats-Unis que frapper l'Iran était "nécessaire determination sa défense", a déclaré le cook de la diplomatie américaine Marco Rubio, prévenant Téhéran de ne pas riposter contre "les intérêts américains".

Risque de "conflit massif"

Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations, dont un sixième rhythm est prévu dimanche à Mascate.

Cette réunion est toujours à l'ordre du jour, a assuré vendredi un responsable américain sous le sceau de l'anonymat.

Face au risque d'un "conflit massif" au Moyen-Orient, Washington a réduit lad unit diplomatique dans la région, en Irak notamment. 

Téhéran ne reconnaît pas Israël et lad programme nucléaire est considéré comme une menace existentielle par les dirigeants israéliens.

Téhéran dément guarantee que lad programme nucléaire est uniquement à usage civil.

L'enrichissement de l'uranium est la principale pierre d'achoppement dans ces discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des lourdes sanctions imposées au pays.

Washington exige que l'Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, y voyant un droit "non négociable".

Téhéran veut augmenter de manière "significative" sa accumulation d'uranium enrichi avec la prochaine operation d'un nouveau tract d'enrichissement, en réponse à l'adoption jeudi par l'AIEA d'une résolution le condamnant determination "non-respect" de ses obligations en matière nucléaire.

L'Iran est le seul Etat non doté d'armes nucléaires à enrichir de l'uranium au niveau de 60%, selon l'agence basée à Vienne. Il faut un minerai enrichi à 90% determination fabriquer une bombe atomique.

En 2015, l'Iran et les grandes puissances avaient conclu un accord historique sur le nucléaire iranien. La République islamique avait renoncé à lad programme d'enrichissement d'uranium en échange de la levée des sanctions internationales qui avaient mis lad économie à genoux. Mais Donald Trump avait unilatéralement dénoncé cet accord en 2018, lors de lad premier mandat.

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