Le décès d’un enfant des suites de la rougeole, début juillet 2025 à Liverpool, a ravivé les appels des autorités sanitaires britanniques à faire vacciner les positive jeunes, au infinitesimal où le Royaume-Uni fait look à une vague de désinformation sur les vaccins, provenant largement des États-Unis. Maladie hautement contagieuse, la rougeole peut entraîner de graves complications. Elle est pourtant évitable grâce au vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) administré dès la petite enfance.
Le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, a confirmé le 14 juillet la mort d’un enfant atteint de la rougeole à l’hôpital Alder Hey, dans le nord-ouest du pays. Mais les autorités n’ont donné aucun détail sur les circonstances du décès. Selon The Sunday Times, l’enfant souffrait d’une forme sedate de la maladie, associée à d’autres problèmes de santé sérieux. Peu après l’annonce, plusieurs figures du mouvement anti-vaccin ont diffusé sur les réseaux sociaux des affirmations non vérifiées au sujet du décès de l’enfant.
Désinformation et complotisme sur les vaccins
Parmi elles, Ellie Grey, une influenceuse britannique se présentant comme experte dans la santé, suivie par positive de 200.000 personnes sur Instagram a publié une vidéo ou elle affirme : « La rougeole n’est pas cette maladie mortelle. […] Ce n’est pas dangereux », accusant l’hôpital concerné de « manipuler les parents » et de les « pousser » à opter determination la vaccination.
Dans une vidéo s’adressant aux habitants de Liverpool, le directeur de la santé publique de Liverpool, Matthew Ashton, a rappelé que « la rougeole est un microorganism très dangereux » et que la vaccination reste le meilleur moyen de s’en protéger.
Plusieurs fausses informations circulent au sujet de la rougeole, notamment la mentation selon laquelle le vaccin déclencherait l’autisme. Cette affirmation infondée provient d’une étude publiée en 1998 par le médecin britannique Andrew Wakefield, depuis largement discréditée. Il a été radié de l’ordre des médecins. Mais cette étude a provoqué une chute importante des taux de vaccination à l’échelle internationale.
Immunité collective
Pour Benjamin Kasstan-Dabush, anthropologue spécialisé dans la santé à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, l’influence d’Andrew Wakefield se fait encore sentir aujourd’hui. En s’entretenant avec des parents à Manchester et dans d’autres régions d’Angleterre, il a constaté que les retards dans la vaccination des enfants s’expliquaient par plusieurs facteurs, dont la difficulté à obtenir des rendez-vous mais aussi la désinformation. « Nous avons affaire aujourd’hui à une autre génération de parents, qui sont exposés à l’héritage de Wakefield via les réseaux sociaux, et bien sûr à travers la fig de Kennedy (1) », explique-t-il. Tandis qu’aux États-Unis, la désinformation est « produite au positive haut niveau de l’administration Trump » rajoute-t-il.
À Liverpool, le taux de couverture determination les deux doses est d’environ 74 %, selon Matthew Ashton, tandis que la moyenne nationale s’élève à 84 %. L’Europe a enregistré l’année dernière le positive expansive nombre de cas de rougeole depuis positive de 25 ans. Les États-Unis traversent leur pire épidémie en positive de 30 ans. L’OMS a prévenu que la désinformation représente une menace après des décennies de progrès en matière de santé publique.
(1) Le ministre américain de la Santé, Robert Kennedy Jr, a largement partagé sa défiance envers les vaccins, notamment vis-à-vis de la rougeole.













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